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01/02/2014

LE PORTRAIT DU MOIS

laurent-jaunet Laurent JAUNET

Comment as-tu eu l'envie et l'idée de créer ton entreprise ?

J'ai commencé par imaginer un produit (le foin dépoussiéré et supplémenté) afin de répondre aux  besoins de nos chevaux.  Ensuite il a fallu que je conçoive la machine pour fabriquer ce produit puisqu'elle n'existait pas.

 En constatant les effets positifs que cela entrainait, nous avons expérimenté le produit sur d'autres chevaux avoisinant (centres équestres, élevages) et ensuite dans les écuries de course. Ce développement a duré 3 ans sous le statut d'autoentrepreneur pour s'assurer que le produit avait une raison d'exister sur le marché.

Aujourd'hui, il est évident qu'il est temps de créer une société afin d'assurer une production à une échelle industrielle. Ensuite, dans un deuxième temps, il s'agira de fabriquer des lignes de production  afin de permettre aux haras, centres équestres, écuries de course d'être autonomes pour traiter leur foin.

Dans le passé, j'ai dirigé une entreprise artisanale de 5 personnes pendant 10 ans. Ensuite j'ai découvert le monde de l'entreprise en intégrant le service Recherche et Développement d'une société Vendéenne. Cela m'a permis d'en comprendre le fonctionnement et l'organisation.

 

Quelles ont été tes plus grandes craintes mais aussi tes plus grandes motivations ?

Ma principale crainte a été de créer un produit et une machine pour me faire plaisir. Avaient-ils une réelle utilité pour les chevaux. Avant de se lancer, il me fallait la garantie que ce produit et cette machine pouvaient répondre à une demande. Le produit est complètement novateur. Il doit être abordable en termes de prix. Mais il a fallu du temps pour valider le développement, c'est long et des soucis de financement se sont posés.

Cependant, les utilisateurs du produit m'ont encouragé à poursuivre le développement en constatant le bon état de leurs chevaux. Et j'ai eu la chance ensuite d'être mis en contact avec Atlanpole. Cela m'a conforté dans mes choix mais également cela m'a permis de prendre conscience de mes limites en restant seul. Ensuite j'ai été mis en contact avec Réseau Entreprendre ce qui met fin à mon parcours du combattant !

 

Cela signifie quoi pour toi « être lauréat de Réseau Entreprendre Atlantique « ?

Etre Lauréat est pour moi une reconnaissance du travail accompli et également un réconfort. Le fait de présenter le projet à des chefs d'entreprise m'a obligé à étudier dans le détail le projet, ses forces, ses faiblesses. Cela me permet également d'intégrer un réseau d'échanges dans lequel on se sent moins seul. C'est nécessaire d'être soutenu, conseillé et accompagné dans certaines phases du développement.  Je suis rassuré par rapport à mes questionnements et j'espère pouvoir, à mon tour, faire profiter de mon expérience ceux qui en auront besoin.

 

Quelle est ta première pensée du matin ?

Dans ce monde où tout se bouscule, à une vitesse vertigineuse, en raison de l'évolution des techniques de communication,  la phrase de Marie Curie « rien n'est à craindre seulement tout est à comprendre » me convient parfaitement. Lorsqu'une journée commence, je me demande ce que je vais pouvoir encore  apprendre ou  imaginer. Quelle richesse la journée va-t-elle apporter, qu'elle soit intérieure ou matérielle ?

Nous vivons une époque difficile car chahutée mais je terminerai sur cette note positive : tout est à imaginer, concevoir, fabriquer. La jeunesse a de l'avenir, à condition qu'elle soit motivée pour trouver sa place. Rien n'est à craindre, tout est à comprendre !

Pourquoi est-il lauréat PHTI ?

Après trois ans d'autofinancement et de mise en place de sa ligne de production, le PHTI lui permettra la sécurisation de la ligne de production pour accueillir un premier collaborateur, ainsi que le déploiement commercial de l'offre.

Aujourd'hui, il y a 150 chevaux qui sont déjà nourris avec « le foin du Verger ». L'objectif fin 2014 serait de 600 chevaux.